Chronique de Venezia Central Sur Chronicart

Cinéaste d’avant-garde (on lui doit notamment Docteur Chance ou Le Trésor des îles Chiennes), fondateur des groupes MKB Fraction Provisoire et Messagero Killer Boy et auteur de Génération Néant, F.J. Ossang est surtout, et fondamentalement, un poète. Un poète de la génération punk, de l’ère de l’image et des sons saturés, qui emploie des riffs et des plans pour créer des vers en relief. Mais aussi un poète de vocation, dans l’héritage direct Rimbaud/Lautréamont/Breton, et dont la poésie, comme en témoigne Venezia Central, est moins un champ parallèle que la piste nue de tout son travail artistique. Aussi, si l’on entend des échos de sa musique dans ces textes, comme les paroles de « Mes amis sont morts » qui viennent clore L’Ode à Pronto Rushtonsky, il arrive souvent aussi qu’on se retrouve comme à l’intérieur d’un film de F.J. Ossang, parce qu’y règne la même ambiance étrange, parce qu’on y surprend cette verve si particulière entre la narration d’un polar et la brutale épiphanie, parce qu’on y est attaqués par ces sortes de slogans destinés à ponctuer la trame : « NON-ÊTRE QUI ERRE DANS LE NON-ESPACE NON-TEMPS, DERRIÈRE TES IMAGES ET TES MOTS, IL N’Y A PERSONNE ! »

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