Chronique de Venezia Central chez CCP

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F. J. Ossang : Venezia Central

par Jacques Donguy

« Ossang et son Codex Série Noire dans le bunker irradié, vidéo-flipper filmant OPAK CITY – RADIO SPEED, RADIO STRIKE », selon Pélieu. Venezia Central fait la couverture, un transfert d’image Polaroïd sur film périmé. Ossang, qui a créé la revue CEE, qui a fondé le groupe de rock MKB Fraction Provisoire et qui est l’auteur de films comme Dharma Guns, Le Trésor des îles Chiennes diffusés en DVD aux éditions Potemkine. Lisbonne et le fantôme de Pessoa, Madrid, Nice. Landscape et silence, ténèbres sur les planètes. Dernier regard sur l’Europe. Les amis morts, la tentation brutaliste du noise’n’roll, la tenture neigeuse du cinématographe, le brouillard des grands récits captifs. Toute l’agitation d’un siècle évanoui.

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Landscape et silence (extraits)

Des bruits de construction couvrent le décor,
un fond de musique distingue l’arrière-plan de la mémoire,
je lève les yeux vers la surface la plus claire de l’espace,
mais les paupières tombent — la pupille se dilate violemment :
le ciel est d’un bleu trop clair.

Comment le monde apparaîtrait
si l’on démesurait l’intensité du bruit de construction
qui brode…

Des bombes ! Il y aurait le bruit des bombes !
Et du sang plein ce mur.
On verrait comme le ciel est d’un bleu trop clair.

Non, les vraies saveurs sont mortes.
Le jour poursuit une course invalide entre la frontière italienne
et les souvenirs de France.
Plus d’attachement réel.
J’entends un bruit diffus de circulation, la vapeur grise
qui encombre les pensées — et c’est tout…
La côte d’Azur, loin.

Il reste une poussière d’incertitude aux marges du landscape
que chaque soir je m’efforce de décrire avec la minutie
possible quand on a l’esprit nulle part.

La valeur de rose sur le crépis des maisons, la courbe bleutée du ciel,
la complexion neigeuse des montagnes ce jour de printemps,
le froissement d’ailes d’un oiseau sur le rivage oriental du balcon :
tout ça ne marche plus et s’effondre dans un goût objectif
de fin du monde.

Même la musique tourne à vide.
Et tous les mots qui font mal, n’agissent plus.
On pense à la mort de l’art… Ennui !

Eh quoi ! le ciel existe, et l’histoire de cette région de l’univers
où l’on vit le jour et fit les premières armes de sa délinquance…

Il reste les films. Le visage humain — et l’oeil rapace du lanscape.
On a connu le front d’invisibles batailles, et le trouble
incident de la chair, mais soudain l’on se noie dans une phrase.
Tout s’effondre. Oui, j’ai tout vu…
Goût objectif de fin du monde.

Bruit de machines perforantes, sifflement des sirènes, le trottoir
explose, éclats de vitres, fractures de portières…
La terre se dérobe.

Reprendre courage, extraire les phrases qui assomment, courir
l’immense bruit qui gagne
où l’on cogne en désordre pour asséner les sens, défaire
le vide mat, atteindre l’autre rive où les dieux bougent… Ennui !

La guerre contre l’homme s’élance — et ça ne porte pas à
conséquence.
Le cadre n’existe plus. Le silence force l’horreur, la vitesse
devient irréelle — elle pue le sang, la mauvaise ardeur de chair,
l’impasse des nerfs : oui, j’ai tout vu… Las !
D’abominables feuillages noirs viennent fleurir la pensée.

Dieu parle dans une nuit étrange où l’agitation ne se dénomme pas.
Et l’on est bien en peine, au moment de relire ces phrases néantes
et compliquées, d’affirmer d’où elles viennent et conduisent.
Dieu n’explique rien. Il fonde un espoir comme on nourrit son
attente. Landscape et silence.

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Les 59 jours (extraits)

A l’Ouest, toujours à l’Ouest…

Le 18 octobre, 13 heures, on décolle pour l’Amérique du Sud.

19 heures, Caracas. Minuit, c’est Lima.

À 5 heures du matin, on foule la terre de Santiago du Chili — nuit pleine de smog au dessus de nos têtes. 6 heures, on s’endort Hotel Monte-Carlo. Elvire glisse en rêve sous mes doigts. Les 59 jours commencent.

Le 20, on émigre au Residencial Londres.

9000 pesos la nuit. Style colonial anglo-hispanique. Plafonds de cinq mètres, salons de boiseries, portes sombres, murs de pastels, marqueterie et sanitaires début de siècle…L’hôtel est au croisement de la Calle Londres et de la Calle Paris. Quartier minuscule en dérive au large d’Alameda, la grande artère axiale — l’artifice de l’architecture est tel qu’on dirait un décor de cinéma.On dîne au restaurant panoramique du Foresta, d’où j’attendais l’avion de Paris, il y a tout juste un an. L’impression d’utopie américaine qui m’avait submergé, s’empare d’Elvire : on arrive de nulle part, et pourtant c’est l’Amérique du Sud qui commence. On a les yeux à hauteur de la cime des arbres du Cerro Santa Lucia. Le Soleil se couche avec le goût d’un Pisco Sour.

Toute la première semaine, j’interroge le mur des hôtels, la façade des restaurants, le goût de fruits de mer et de glaciers qui émane des cartes de l’Extrême-Sud, la rumeur de saga sels et poussières dans l’immense désert du nord, la saturation sonore oxydée de carbone des grandes artères desséchées de Santiago. Moteurs et klaxons d’autobus, collectivos Nissan, pick-up Chevrolet, Ford Dalcon, 404, Daewoo… Un après-midi, j’observe la végétation luxuriante du Cerro Santa-Lucia qui oscille sous une méchante brise de pollution mexicaine. Les passants dans la rue ont presque tous la peau blanche. Je songe aux Indiens Alakalufs de l’Ile Wellington — disparus comme ce livre que Joseph Emperaire leur a consacré : Les Nomades de la Mer. Le Mauvais Esprit monothéiste Ayayema est là…La dernière Ohna est morte en 66 — on peut lire le poème de sa mort dans les guides : « Alors que je chante ici / Le vent m’emporte / Sur les traces de ceux qui sont partis / Je peux maintenant me rendre à la Montagne du pouvoir / Je suis arrivée aux Grandes Montagnes du ciel / Le pouvoir de ceux qui sont partis revient à moi / Ceux de l’infini m’ont parlé. »Mais on ne saura pas qui a parlé au malheureux Pedro de Valvidia; le conquistador de Chile, quand les Mapuches l’ont découpé en tranches. Il reste de lui ces merveilleuses cartes postales qui décrivent à Charles-Quint les premiers reflets de la Terra Incognita. De sacrés gaillards, les Indiens Mapuches — les cousins sudistes des Apaches d’après Raùl Ruiz. Ils ont régulièrement totémisé du cadavre de Castille sur trois siècles d’insurrections australes. On en rencontre toujours sur les régions tempérées au Sud de Santiago…

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Au bord de l’aurore. (extraits)

MADRID FACE AU NORD DÈS LE SOIR DU 21

Soleil d’hiver. La neige sur les montagnes. Le goût bleuté d’une rose que le givre a surprise. La brume et la nuit où ronronnent encore d’immenses projecteurs au sodium.J’arrive à Madrid — plus tard je dirai comment. J’ai fui sous les bombes merdeuses, je m’ébroue, on s’accroche, je regarde le jour se lever sur l’interzone pelée qui recouvre l’abri nucléaire de la Moncloa — j’ai besoin d’écrire, et ressusciter. Je suis venu avec 10 livres, à peine plus, une machine à écrire et Chérie. Je me remémore Burroughs : un écrivain, ça écrit. Mektoub ! (c’était écrit). Et le problème d’un écrivain, c’est d’abord de générer la continuité de l’exception — l’exception qui consiste à écrire, un jour, pour de vrai, sans raconter de salades, et poursuivre, en dépit de tout, en s’attendant au pire. Et Céline : dans les très vieilles chroniques on appelle les guerres autrement — voyage des peuples… Et les portugais : VIVRE N’EST PAS NECESSAIRE, NAVIGUER EST NECESSAIRE… J’arrive pas à commencer comme eux ! Je patauge : je saute sur le début du Voyage, puis du Festin, nein ! Je feuillette Approches Drogues et Ivresses, et c’est Dostoïevski qui cause de Londres : les femmes ne le cèdent en rien aux hommes et s’enivrent tout comme eux ; les enfants courent et se traînent parmi eux, de tous cotés…Je reviens à Madrid, et c’est Mauvais Sang qui me ramène à la raison : il m’est bien évident que j’ai toujours été race inférieure. Je ne puis comprendre la révolte. Ma race ne se souleva jamais que pour piller : tels les loups à la bête qu’ils n’ont pas tuée. RIMBAUD.

Et si ma dernière vie s’était arrêtée surprise en plein vol au dessus des collines de boues, étincelles, suie, ferraille et sang, juste au dessus de la base de Diên Biên Phû… Encore un souvenir sans marque réelle, la chanson me tourne la tête. J’ai envie d’écrire un livre sans savoir où commencer. Le jour, la nuit. Madrid, la France, l’Indochine, la Virginie du Sud ou la Russie. Quand on a pris le parti des Rebels et d’Hannibal au début de l’enfance, tout s’en suit, jugeait lucidement Scott Fitzgerald. Id Est… L’affaire  a mal commencé, la conclusion ne saurait qu’être sombre, mais quand même ! On n’arrive pas à s’empêcher d’imaginer élégante façon de s’esbigner du cloaque et pour toujours ! NE RIEN LAISSER DERRIÈRE SOI.Je réside face au Nord, dans la clarté du froid sec, pulmonaire comme l’hiver du Soleil, je caresse Chérie dans l’ombre palaciale du presque mauvais goût madrilène, celui-là même qui garde la saveur aux lèvres de l’histoire comme afin de distraire la passion d’un objet qui aveugle.

 

 

 

 

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L’Ode à Pronto Rushtonsky (extraits)

C‘est une ode.
L’ode à Pronto Rushtonsky.
Et c’est vague, une ode. C’est une couleur,
la vague de couleur qui baigne le rivage du fleuve
où la cendre vient crépir l’eau grise et verte.
La vague odeur de parfums et de fumée qui s’étire
dans le Soleil au moment du déclin.
Le bruissement vague dont s’entoure une barque funèbre
quand elle nage vers la proue noire
des vaisseaux fantômes.

Mais je vais dire, tout dire enfin,
l’envie et le regret de s’endormir dans la lumière
si claire où tout s’éteint.

Pronto, pronto, he said.
On ne reverra plus Olivier.
On regarde la lumière. C’est le 26, seize heures.

Une lumière d’hiver commençant. La forme du Soleil rosé
juste au dessus des maisons.
Pureté.
On oublie les bactéries.
Olivier est mort.
C’est atroce.

Olivier dit Pronto Rushtonsky est mort.
La police raconte qu’il avait le bras cassé à 22 heures 20,
le 25 octobre mille neuf cent quatre vingt onze,
qu’il gisait au bord des voies ferrées
du Quai de la Gare,
les bras en croix.
Mort.
La police n’en dit pas plus. Ils veulent voir.
Je pense à des rameaux d’olivier.
D’abord c’est l’absence.

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Génération Néant (extrait)

Matin du 4 mars 1948,
sur la route de Buenos Aires à Parana

Saloperie de temps, saloperie de sort, se dit Frankie Tavezzano. C’était vers 5 heures du matin. Il faisait encore nuit. Comme d’habitude ce dernier mois, il se rendait à Parana pour prendre son service à 5 heures 30, aux douanes sur les écluses du fleuve Parana, près de l’embouchure.

C’était la plus sale période de l’année. D’abord à cause de la saison, ensuite parce qu’on venait de le changer de secteur, pour trois mois tout au plus, qu’on lui avait dit ! juste histoire que se tasse l’affaire Della Cistereia… Et depuis un mois, il lui fallait se lever tous les matins à une heure impossible, pour se taper en pleine nuit les 50 bornes de son bled à Parana. On aurait dit qu’une purée d’étoiles colmatait les orifices que les phares de la vieille Buick réussissaient à percer dans l’épaisseur du brouillard. Il pleuvait à torrents. Cette espèce d’orage de boue stellaire et d’acier mélangé ne présageait rien de bon. Frankie y voyait les pires augures. Surtout en cette période : trois semaines plus tôt, on avait abattu à la même heure son meilleur copain, Pedro Della Cistereia.

Ouais, le malheureux circulait en sens inverse, en direction de Buenos Aires. Descendu d’une rafale de PM.

Un ami de toujours, Pedro, douanier comme Frankie au poste de Parana. Les salauds avaient choisi de le plomber au moment où il rentrait d’une partie de cartes foireuse. Sans doute avait-il éclusé bon nombre de godets de tequila et achevé de vider son portefeuille chez une pute du cercle. Enfin, de quoi vous filer le bourdon quand on est un quadragénaire divorcé et que les pensions alimentaires vous rétament sous toutes les coutures dès la première semaine du mois ! Mais quand on a la poisse rivée à le mœlle, faut pas s’attendre à ce que quiconque vous fasse des fleurs. Au lendemain de sa mort, qu’est ce que les journaux et les collègues du poste-frontière avaient pu coller sur le dos de Pedro ! Ah, rien que de penser à cette embrouille, ça filait un putain de goût d’amertume sur le palais !Par les temps qui couraient, sans parler de toutes les crises rencontrées par l’Argentine, rien qu’avec les trafics dont le secteur était l’objet depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, nazis, justiciers juifs, services secrets yankees, magouilles européennes et autres apprentis guerilleros, il fallait s’attendre au pire.

Tout était pourri. Temps pourri. Vie pourrie. Actualité pourrie.

Depuis que Lili avait quitté Frankie, il avait l’impression d’avoir tout d’un coup vieilli de dix ans. L’impression d’être devenu un vieux con de fonctionnaire aussi baisé par la vie que ce malheureux Pedro qu’on avait dû éliminer du circuit par erreur, rien que parce qu’il avait le tort de lambiner en zone rouge au moment où d’autres intérêts comptaient mettre sur orbite quelque jet piégé ! Résultat : les meurtriers avaient dû terminer leur boulot en traînant dans la boue le souvenir de la victime ! Enfin, quoi : qu’est-ce que Pedro pouvait bien avoir de commun avec la CIA, le transit de coke ou les convois du trésor secret du troisième Reich ! Et sur l’heure, Frankie se sentait lui aussi devenir un point clignotant sur cette fameuse zone rouge. Le double sens du mot « mutation ». Les essuie-glaces couinaient sur le pare-brise. Leur miaulement n’avait d’égal que le manque d’efficacité.

 

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Appel à candidature urgent !

UNE SOIRÉE CULTE & POLYPHONIQUEAVEC F. J. OSSANG

EXCEPTIONNELEMENT MERCREDI 11 MARS

Poète, écrivain, chanteur et cinéaste, F. J. Ossang est tout à la fois, poète, punk, beat, cinéaste culte et d’avant-garde.

En sa généreuse compagnie, nous nous promènerons dans ses œuvres.

Films, confidences, poésie et partage pour une soirée unique.

http://www.homme-moderne.org/images/films/fjossang/news/

Serez-vous des nôtres ?

Les places étant comptées, et afin d’organiser au mieux le buffet qui ponctue la soirée,

MERCI DE NOUS RÉPONDRE AU PLUS VITE.

Renseignements : coqalane@wanadoo.fr ou facebook (Eric Poindron) ou 06 33 09 70 03

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Venezia Central noté 4 sur 5 chez Chronicart !

article original ici

Editions Le Castor Astral
Cinéaste d’avant-garde (on lui doit notamment Docteur Chance ou Le Trésor des îles Chiennes), fondateur des groupes MKB Fraction Provisoire et Messagero Killer Boy et auteur de Génération Néant, F.J. Ossang est surtout, et fondamentalement, un poète. Un poète de la génération punk, de l’ère de l’image et des sons saturés, qui emploie des riffs et des plans pour créer des vers en relief. Mais aussi un poète de vocation, dans l’héritage direct Rimbaud/Lautréamont/Breton, et dont la poésie, comme en témoigne Venezia Central, est moins un champ parallèle que la piste nue de tout son travail artistique. Aussi, si l’on entend des échos de sa musique dans ces textes, comme les paroles de « Mes amis sont morts » qui viennent clore L’Ode à Pronto Rushtonsky, il arrive souvent aussi qu’on se retrouve comme à l’intérieur d’un film de F.J. Ossang, parce qu’y règne la même ambiance étrange, parce qu’on y surprend cette verve si particulière entre la narration d’un polar et la brutale épiphanie, parce qu’on y est attaqués par ces sortes de slogans destinés à ponctuer la trame : « NON-ÊTRE QUI ERRE DANS LE NON-ESPACE NON-TEMPS, DERRIÈRE TES IMAGES ET TES MOTS, IL N’Y A PERSONNE ! » Rassemblant des textes écrits sur une vingtaine d’années, le recueil s’organise selon une logique exemplaire. On y entre avec de grands voyages symboliques à travers des villes mythiques et sous l’égide de poètes-intercesseurs : ainsi Venise, dans Venezia Central, sous l’égide d’Ezra Pound et dans un style qui rappelle parfois le grand poète américain. A l’instar de ce qui se déroulait dans le long flux des Cantos, toutes les époques se combinent dans la ville enlisée qui se fait la métaphore du crépuscule de l’Europe. Après Venise et le temps, Lisbonne, elle, est dévouée à l’espace, grâce au poète Fernando Pessoa, dont le rêve sébastianiste est une manière d’accéder concrètement à l’universel : « Tel est le plan de guerre que Pessoa réussit à exécuter / point par point, revisitant le songe sébastianique / jusqu’à le rendre parfaitement immédiat ». Une fois établies cette abscisse et cette ordonnée prolongées à l’infini, la poésie d’Ossang se déploie, comme l’esprit, dans toutes les directions. Nice, Madrid (toujours traversées par les ombres fugitives des poètes) et jusqu’à la « Transylvanie française », la neige, la perte des autres ou de soi et puis, pour finir : « Ténèbres sur les planètes ». Un voyage permanent à travers toutes les sphères possibles, c’est ce qu’Ossang effectue grâce à une poésie semblable à l’agent mercuriel des alchimistes ; une poésie mystique, aux allures de gnose (au passage, des choses essentielles et pertinentes sont exprimées au sujet des poètes majeurs qui y circulent), mais également lyrique, très loin des sécheresses de certains poèmes contemporains. Une synthèse efficace entre un certain décadentisme, un certain symbolisme, un certain surréalisme et post-surréalisme, un certain esprit punk. Sauf que le « no future » d’Ossang, loin d’être un simple constat d’absence d’horizon social, signifie « Apocalypse », et donc déclin, crépuscule, mort, mais aussi : révélations. Ce pourquoi le poète résume sa posture de la sorte : « Je reviens dans l’œil de l’aigle visiter la déchéance. Mur du son ». À franchir.
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Xavier Ride photographe

Librairie Le Festin Nu – Biarritz / F.J. Ossang — Xavier Ride
31 Janvier 2015

Photo : FJ Ossang & Mister Ride, le Festin Nu

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Rencontre avec FJ Ossang le 12 février 2015 – Paris

JEUDI 12 FEVRIER 2015 à partir de 20 heures à PARIS
RENCONTRE avec F.J. OSSANG à PARIS
pour la sortie de VENEZIA CENTRAL (Le Castor Astral)
Librairie LE COMPTOIR DES MOTS
239 Avenue Gambetta 75020 (métro Gambetta)

 

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