Dernière minute : 9doigts obtient le prix eurimages du festival de Rome

Rome gives industry awards

Rome’s European co-production market New Cinema Network has awarded the €30,000 Eurimages Co-production Development Award to drama 9 Fingers by writer-director F.J. Ossang, produced by Catherine Dussart.

Rome gives industry awards

The French-language apocalyptic-noir follows a man who falls in with a dangerous gang, which in turn becomes stranded on a container ship.

The project has an estimated budget of €1.9m and has backing from CNC.

The jury, which comprised Marie-Pierre Duhamel, Sandra Hebron, and Elena Kotova, described the script as “a project that combines philosophical and narrative qualities in a decidedly original manner”.

A special mention was awarded to 1313 – Dante’s Emperor by Bady Minck, produced by Alexander Dumreicher-Ivancenau, and Menocchio by Alberto Fasulo produced by Nadia Trevisan.

Andrea Paris of Ascent Film was awarded the €5,000 Cubix Award for best emerging European producer, while the UNICEF Italia Special Mention went to White Shadows by Fabio Mollo for “having addressed a story of abuse and violation of children’s rights effectively yet with great delicacy”.

This year Rome’s Business Street drew 811 accredited visitors, including 295 buyers, 104 world sales agents and 246 producers from 52 different countries.​

 

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festival « Different Directions » de Galway (Irlande)

6 Décembre 2008 : au festival « Different Directions » de Galway (Irlande), projection du troisième long-métrage de F.J. Ossang :
DOCTEUR CHANCE (35 mm couleurs, 97′, France-Chili 1998)
ainsi que de 3 derniers courts-métrages : SILENCIO (35 mm NB, 20′, Prix Jean Vigo 2007) VLADIVOSTOK (35 mm NB, 5′, Russie-France 2008)
CIEL ETEINT! (35 mm NB, 23′, France-Russie 2008

Le programme du festival

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Le Trésor des Iles Chiennes – Jaquettes VHS

recto

verso

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Ossang, impensable de beauté – Nicole Brenez (2006)

13 au 18 juin 2006 L’AFFAIRE DES DIVISIONS MORITURI, LE TRESOR DES ILES CHIENNES, DOCTEUR CHANCE, Galerie de la Salle du Jeu de Paume – 1, place de la Concorde, 75008 Paris. extrait du programme officiel

programmation proposée par Danièle Hibon avec la collaboration de Marie-Jo Mallevoisin

«  La machinerie se relance dans un soleil de garage. And there is an energy » 

F. J. Ossang, novembre 2000

Son œuvre appartient au grand style insurrectionnel qui traverse l’histoire de l’art anti-art depuis Richard Huelsenbeck jusqu’aux films de Holger Meins. Il feint de ne pas pratiquer la peinture et le dessin, mais il a toujours mis ses excellents opérateurs, Darius Khondji pour Le Trésor des îles Chiennes ou Rémi Chevrin pour Docteur Chance , en état de grâce, inventant des images irradiantes sans équivalent dans le cinéma mondial. Joe Strummer a dit de lui qu’Ossang était le seul cinéaste avec qui il retournerait immédiatement. L’esthétique d’Ossang a pour singularité de déployer ses inventions plastiques, narratives et rythmiques au sein d’une iconographie de genre la plus populaire possible, de sorte que l’intensité poétique retransforme les archétypes (mauvais garçons, tribus, femmes fatales, loners ) en prototypes, transmue les effigies faciles en créatures palpitantes éperdues d’amour, de sentiments, de devenir et d’espace. Ossang est un grand cinéaste de l’aventure : aventure des tournages, scénarios en forme d’épopées plastiques, aventures psychiques où les personnages voyagent de l’exaltation à l’extase jusqu’à se volatiliser en haute atmosphère parce qu’ils ne peuvent plus jamais redescendre.

Chez Ossang, le récit ne gère pas des péripéties comme font les films ordinaires, il permet de déployer des situations visuelles, comme chez Jean Epstein ou ses maîtres soviétiques (parmi lesquels le Kalatozov de Soy Cuba ). Par exemple, plutôt que la poursuite ou la course, Ossang filme le monde que la vitesse engendre et travaille dix plans pour montrer la variation des couleurs et des sensations. Quel que soit le récit traité, il passe aussi par l’amour des mots, donc par la formule, le carton, le slogan, la pointe. Mais il s’agit surtout de rétablir des gestes épiques dans la culture visuelle populaire, d’écarteler les choses jusqu’à ce qu’elles deviennent impensables de beauté.

Les héros de F. J. Ossang se nomment Ezra Pound, Roger Gilbert-Lecomte, William Burroughs, Stanislas Rodanski, Josef von Sternberg, Orson Welles, Glauber Rocha ou Georg Trakl. Au détour d’une phrase, on apprend que pour lui les génies français sont Arthur Cravan, Jacques Vaché, Jacques Rigaut et Guy Debord. Pourtant, c’est bien à Hegel que l’on empruntera la formule qui explique les courses infinies des personnages d’Ossang et le souffle ardent qui traverse cette œuvre : « Être libre n’est rien, devenir libre est tout. »

 

 

 

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Combat Rock – Intégrale FJ Ossang 2008

http://www.homme-moderne.org/images/films/fjossang/i/combat-rock.pdf

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L’Affaire des Divisions Morituri : la cassette VHS originale

Morituri recto VHS

Morituri verso

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Un futur long métrage en préparation : 9 doigts

C’est désormais officiel : FJ Ossang travaille sur un nouveau projet de long métrage après Dharma Guns, projet dénommé 9 Doigts.

Il est sélectionné au festival de ROMA, dans le cadre du New Cinema Network, du 18 au 21 octobre 2014.

 

Plus d’infos dès que nous en aurons !

 

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HASARD OBJECTIF – OU PROGRAMMATIQUE d’une re-vision de film

HASARD OBJECTIF – OU PROGRAMMATIQUE d’une re-vision de film

 

Il est tôt, je marche dans les rues, hanté par cette idée que nous sommes dans le “fake” émotionnel, en pleine vanité, quand j’arrive à la projection matinale du film. J’entre, cela commence – et c’est un choc dont je n’avais plus souvenir – choc de montage, de prise de vue, de mise en scène – ça n’a pas de nom. Ouverture d’Othello : Iris sur le visage d’Othello, basculement, des mains empoignent le brancard funèbre, première ligne d’ombres portées en contre-jour – noires – seconde ligne, de costumes clairs, prise de vue plus rapprochée – la dépouille d’une femme, tissu pâle – le ciel, le soleil qui brûle et charbonne ses linéaments de pénitents noirs et blancs…

Soudain, la dynamique d’inversion eisensteinienne surgit, une troisième ligne contrarie la direction des 2 premières – le coeur crucifié, on regarde, sans y croire : c’est du KINO! Miracle de chimie argentique sous la brûlure solaire ou l’eau forte, et l’acide… Les mêmes qui disent : Welles est très surévalué – mais aussi : s’il était vivant, il ne tournerait plus qu’en vidéo numérique! sont pris en défaut pour toujours & refaits… Cette ouverture de film est là pour rappeler le coup d’état – d’éclat cinématographique de tous ses films… Dire que cela existe!

J’écris de mémoire, sans avoir les mots ni le film exact du souvenir, cet exact mental décapitant…

Effarement du plan et du montage wellesiens – alors qu’il n’y a désormais presque plus de “plans” dans les films, qu’un défilé d’informations visuelles. Mais c’est écrit dans l’Apocalypse : l’Age jure que le temps ne sera plus…

 

F.J. Ossang – 17 Avril 2014

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F.J. OSSANG : JEAN EPSTEIN – PASSEPORT APRES LES FRONTIERES DU TEMPS.

F.J. OSSANG : JEAN EPSTEIN – PASSEPORT APRES LES FRONTIERES DU TEMPS.

 

Déréliction française quand on se retourne : qui a tué les nôtres ! Ceux que l’on reconnaît comme les précurseurs, les inventeurs du cinématographe et de sa poésie active, tombent l’un après l’autre, et toutes factions confondues : Jean Vigo, Antonin Artaud, Jean Epstein, ou plus tard, Robert Desnos… quand en Allemagne une voie royale s’ouvre aux cinéastes que l’on nomme improprement les expressionnistes : Fritz Lang, ou FW Murnau grillent les étapes, et inspirent avec dix ans d’avance les deux blocs fondateurs du siècle : URSS/USA…

Lang traumatise SM Eisenstein avec Metropolis, et fonce tous cylindres dehors dès 1922 avec les premiers épisodes de Mabuse – Le Joueur I et II, où il démontre la perfection et l’efficience natives d’un cinéma d’à peine vingt ans d’âge, cependant que les Français cherchent ou s’égarent, et puis trouvent, mais trop tard… Le cinéma parlant arrive, Gance aligne enfin son Napoléon en désordre, dont Vigo dira : ‘Gance en triple écran, c’est trois fois plus con’ – Jean Epstein démontre Usher, Germaine Dulac se fait traiter de vache par Antonin Artaud à la première de La Coquille et le Clergyman dont il écrivit le scénario – quant à Marcel L’Herbier, il vaticine grandiosement avec L’Inhumaine

Trou noir ! FW Murnau a déjà débarqué à Hollywood avec tous ses ingénieurs allemands de la vision pour tourner le chef d’œuvre : Rising – l’Aurore… Qu’est-il arrivé ici !

Les Russes passent le turbo : Eisenstein réalise La Grève dès 25, Le Cuirassé Potemkine, puis Octobre – Dziga Vertov, L’Homme à la Caméra – et Poudovkine, Dovjenko attaquent, de Petersburg à Tempête sur l’Asie… Que se passe-t-il en France ? Angst ! – angoisse…

 

Pourtant, que l’on remonte en arrière, et ils sont tous là : Blaise Cendrars travaille avec Abel Gance, Antonin Artaud écrit pour Germaine Dulac, fait l’acteur pour Dreyer et L’Herbier, il théorise métaboliquement sur le cinéma, mais n’arrive pas à faire ses propres films, Luis Buñuel est déjà l’assistant de Jean Epstein sur Usher, Robert Desnos fulmine après tous les Français, et admire les Allemands, les Russes et los Americanos, Roger Gilbert-Lecomte comprend dès 1930, dans les Cahiers jaunes, que tout est vain si l’ambition metakino ne monte pas au front… Tous sont là, et pourtant la poésie réelle n’advient pas complètement. Bien sûr Cocteau lance Le Sang d’un Poète, et Buñuel, Un Chien Andalou puis L’Age d’Or (tous produits par les Comtes de Noailles), Dreyer franchit les sommets de Jeanne d’Arc (avec Antonin Artaud) et Vampyr, mais le kino frances ne prend pas exactement feu. Artaud laisse des manifestes fondateurs, Epstein une acuité capitale, Desnos une totale intrépidité cavaleuse, Cendrars un goût actif – Kodak ! Mais une mort lasse nous guette… Dépression !

 

Je me souviens d’un documentaire aperçu dans ma jeunesse au sujet des inventeurs du cinéma français : Gance, L’Herbier, Cavalcanti… d’où il ressort en forme comprimée : « si l’on eût su ce que le ciné deviendrait, l’on se serait abstenu… À quoi bon tout sacrifier à une distraction technique – le cinématographe aurait pu condimenter réactivement l’humain, le mélange n’a pas pris – nous sommes morts avec l’imbécillité parlante… »

 

Mais Jean Epstein dans tout ça ! Candeur incrédible qui traverse relativistement le temps, et continue bien après que tous dépriment, il force le seuil, conquiert la technique, et puis l’abandonne, non : la laisse exactement opérer dans de simples films éblouissants, documentaires – comme à la fin Tabou de Murnau, mais ses théories ne cessent de justifier après coup toutes les intuitions, ses audaces lancées pour le futur, en faveur d’une forme télé-active où le temps ne serait plus du temps, mais un espace où le hasard agit au point des décisions, en une poésie fractale. Seul d’Entre les Seuls, il ne faillit quand les autres tombèrent, tant il sut faire simple et définitif, anticipant les films de Bresson dans son incunable période « Matière de Bretagne » : voir ses odes filmiques aux marins bretons qui n’existent plus aujourd’hui, essais documentaires éblouis jusqu’au Tempestaire (1947), et surtout remonter à la mathématique sévère de L’Intelligence d’une machine (1946), et Le cinéma du diable (1947) ! Jean Epstein s’en est allé à 56 ans, en 1953. Nous sommes tous Idiots à présents – et c’est bon, pour le Spectacle !

 

Mystère de la magie blanche Epsteinienne : revoyant en hâte et loin de tout, Usher (Le Portrait Ovale) en version vidéo muette, soudain l’orage tonna son déluge sur la nuit pour emporter au ciel les quinze dernières minutes du film – « Surdétermination par multiplicité de temps » !

 

FJ Ossang – 29/10/13

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F.J. OSSANG / UN FILM EN MOTS-FLAMME : MACBETH – de Orson Welles

F.J. OSSANG / UN FILM EN MOTS-FLAMME : MACBETH – de Orson Welles

(N/B, 110’, 1948) en salles le 10 Septembre 2014

 

Macbeth ressort sur les écrans, restauré dans sa vraie version – montage de 110’, et accent écossais original, tel que Welles l’a voulu! Quel choc de se retrouver face à un film qui perturba toutes nos certitudes de jeunesse – à propos du théatre filmé, de Shakespeare, et du cinema de poésie en général. Shakespeare – déjà, se revèle une difficultueuse révolution esthétique, initiée par Victor Hugo, et son fils François-Victor qui traduisit le grand-oeuvre shakespearien, bouleversant de ce fait, tout le goût français classique. Si l’on eût la Tragédie Française, Racine, Corneille, les 3 unités de temps et de lieu, jamais on ne connût telle inflammation, narrative et lexicale – au bord toujours de prendre feu – jusqu’à LF Céline, Lautréamont, ou Antonin Artaud…

Tout ça pour dire que ce film incroyable – au regard de la poésie réelle, du cinéma, et de tout l’imaginaire, stupéfia notre attente! Nous stupéfia définitivement, nous autre humain et génération inculte de l’Histoire! Macbeth nous advint comme un film defiant TOUT –

la forme, le mot, la rythmique! Avec la Mine, comme grande salle du Château! Retour au charbon – de langue, de sexe et de couronne! “Coiffés de peaux de bête comme les premiers automobilistes, les héros du drame se meuvent dans les couloirs d’une sorte de métropolitain de rêve, dans des caves détruites où l’eau suinte, dans une mine de charbon abandonnée. Jamais une prise de vues n’est hasardeuse” (Jean Cocteau). Visualité définitive – accentuation historique, ethnique, sensuelle! Implosante-fixe de la représentation – où l’occidental, le celte, l’européen catastrophal et le sauvage soudain trouvent leur cristallisation dans un être, une poésie, un destin du Verbe – tout l’accident mondial. “Mais il finira dans la haine et dans le sang jusqu’à la fin des temps!” conclut Orson Welles en ouverture d’une version abrégée du film. “Les agents du chaos, les prêtres de l’enfer et de la magie, les sorciers et les sorcières complotent contre la foi chrétienne. Pour armes, ils choisissent les ambitieux.” On dira ce que l’on voudra : si le Macbeth de Welles fût reçu méchamment par la critique américaine à sa sortie (1948), fort est de reconnaître que les autres versions filmiques laissent froid – c’est un cinéma au parfum de poussière – “ poussière des planches”, dirait Bresson. Naphtalinique, disons – quand le film d’Orson Welles délivre inconséquemment l’histoire infâme, et grandiose de l’affaire – le récit n’est pas l’Histoire!

Quand on le vit la première fois, on n’imaginait que le cinema sût igner, luire, indiquer toute une fabrique de sens, de soleils – démence active qui emporte la magie politique et la poésie. Mais il finira dans la haine et dans le sang jusqu’à la fin des temps! Car Macbeth – selon une fatalité qu’un jour il faudrait élucider, comme tant d’autres films de l’auteur, a connu les affres de la mutilation, sauf que celui-ci fût amputé de 2 bobines par Welles lui-même pour les besoins de la distribution. (*)

Loin de se replier sur le théâtre filmé, Welles en retourne à l’initiateur de sa propre formation – Shakespeare! Pour libérer le cinema de lui-même, il tourne en 23 jours avec le budget d’un Western Série B – et inocule Shakespeare à 36 générations! Il innove techniquement avec un tournage en play-back (voix pré-enregistrées) comme pour une Comédie Musicale, et s’autorise des plans inusitément longs comme il fit déjà sur La Splendeur des Amberson – 20 ans avant la mise à l’honneur des plans-séquences. Nous sommes en 47!

Si bien que Macbeth est le dernier film américain d’Orson Welles – jusqu’au fugitif retour en grace hollywoodienne pour La Soif du Mal (1957) par l’intercession de Charlton Guns Heston. Macbeth inaugure le passage au maquis de Welles – court-budget dans les studios Republic, au sortir des 98 jours de tournage de La Dame de Shanghaï– juste avant 4 ans d’aventure-dérive entre l’Italie et le Maroc pour Othello – et l’incunable épuisement du chef d’oeuvre Mr Arkadin (1956) – entre l’Espagne et la France.

L’aventure – non, le retournement vers l’inconnu débute avec Macbeth 48 et son roulant accent écossais : “le chantonnement coloré de l’Ecosse est parfait pour cette terreur et cette horreur. Si je faisais un film sur le paradis, je le ferais en écossais” (Orson Welles)

 

Il faudrait entâmer ici un commentaire sur Othello (**) dont la faramineuse ouverture suffit à inventer des vocations – puisque nous avons entamé le voyage au pays, non de la terreur, mais de l’empêchement – non de la malédiction mais de la bêtise sociale du cinéma – système grégaire presque toujours imbécile face à ses génies salvateurs – punis de changer l’habitude en vie active. “Towers Open Fire!” (WS Burroughs)

 

F.J. Ossang

 

 

(*) et post-sychronisé en anglais “sans accent”.

(**) OTHELLO, film de Orson Welles (N/B, 1952) – ressorti en salles mai 2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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