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Zoonoses (1)

 
      
 

les anciens égyptiens pratiquaient, on le sait la zoolatrie : l'animal est vénéré comme dieu, expression vivante du sacré et comme tel vénéré, adoré, momifié par milliers pour les chacals, ibis, chats ou crocodiles. Rien de très grave. Après tout, les religions monothéïstes nous ont habitué à des stupidités d'un autre ordre. L'idée d'un prétendu créateur de la nature et du cosmos a de quoi révolter tout être humain normalement constitué. C'est-à-dire capable à la fois de vomir Céline Dion, la trash-TV ou la scientologie. Il n'en reste pas moins que notre si belle époque - le XXème siècle - Anus mundi de l'histoire, n'en déplaise aux post-modernes - est contaminée par un virus particulier : l'imbécillité zoophile dans sa variante pro-animalière. L'homme en paie les conséquences et l'animal qui n'a rien demandé, se retrouve victime - malade de l'homme.

pointg.gif (57 octets) L'écoeurante sensiblerie concernant les animaux domestiques n'est après tout que l'autre aspect de la barbarie avec laquelle l'homo economicus traite l'animal.
D'un côté, la décadence en version kitsch, californienne et couleurs pastels, qui psychanalyse ses yorkshires avant de faire "raquer" les maîtres sur le divan.
De l'autre, la souffrance muette de l'animal, livré au dieu Thanatos de la bouffe industrielle, privé de sa vie, réduit à l'état sinistre de protéine sur pattes. L'animal sur-valorisé n'est que le complément de l'animal tué, qui lui n'a pas droit aux mêmes égards. Meat is murder : la viande, le sang, appellent le meurtre. Encore pourrait-on (?) tuer (?) proprement (?).

pointg.gif (57 octets) Tu parles ! La même méthode de boucher s'applique à la fois aux animaux et aux hommes.
On a pu ainsi expliquer aux nègres les vertus de la civilisation occidentale à coups de mitrailleuses, de christianisme et d'alcool. Il est logique que l'animal supporte la même loi : domination, domestication et/ou extermination (fin de la bio-diversité).

pointg.gif (57 octets) Heureusement, l'animal, comme la nature se venge. Il devient vecteur de contamination virale, bactérienne, porteur de champignons et autres sympathiques maladies parasitaires. Beauté de l'État-Providence : tu as le devoir moral de respirer à pleins poumons et d'oublier la leishmaniose si tu écrases une merde de chien !

pointg.gif (57 octets) Le journal Le Monde (26/09/99) se livre à un inventaire fort rafraîchissant :
Le sarcoptes scrabei te fileras la gale. Le toxocora canis, présent dans les selles de chien t'attaqueras la vue. Le microsporum canis te donnera la teigne. Quant à une parasitose du type toxoplasma gondï, elle provoque tout simplement des morts in utero.

pointg.gif (57 octets) Ce qui n'empêche point les français de posséder 7,9 millions de chiens et trois ou quatre millions de rongeurs. L'amour des animaux ne peut être l'objet d'aucune critique. C'est ce qu'affirme la saine idiotie baptisée "sagesse populaire" : « qui n'aime pas les bêtes n'aime pas les gens ».
Tu parles ! Entre les "chiens kalashnikov" et les "chats temesta" je choisis de m'abstenir de Prozac !

(1) Petit Robert : maladies infectieuses des animaux vertébrés transmissibles à l'homme.

 
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