9 Doigts dernières nouvelles et premières dates de diffusion

En même temps que l’Étrange Festival au au Forum des Images a Paris, 9 Doigts est programme en Russie extrême orientale a Vladivostok au PACIFIC MERIDIAN Film Festival.

Il sera aussi en compétition officielle au Rakkautta y Anarkkia Film Festival d’Helsinki en Finlande du 18 au 21 septembre 2017.

Enfin la sortie officielle dans les salles est prévue pour tout début janvier 2018

 

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Affiche 9 Doigts

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9 Doigts, Locarno et son classement sur Chronicart

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extrait ci-dessous, mais le reste de l’article vaut son pesant

 

9 doigts (F.J. Ossang)

A commencer, évidemment, par le nouveau Ossang, accueilli avec beaucoup d’enthousiasme et reparti avec un prix de la mise en scène largement mérité. Plaisir double, donc, de retrouver Ossang six longues années après son dernier long métrage Dharma Guns, et de voir célébrés ses efforts solitaires (le film a eu beaucoup de mal à se monter) pour maintenir le cap d’une oeuvre filant depuis plus de trente ans, discrète et obstinée, comme une comète au fond de la nuit du cinéma français. Retrouver Ossang, c’est retrouver moins des images qu’une géographie. Les coordonnées sont connues, elles n’ont pas varié d’un iota. La boussole pointe vers le même territoire depuis L’Affaire des Divisions Morituri : pays imaginaire et fuligineux, mêlant imitation enfantine de film noir, humeur spectrale revenue de Vampyr ou d’Epstein, et poésie no future métallique. Ici un dénommé Magloire, encombré d’un magot pris à un mort, embarque sur un cargo glissant dans une mer d’encre, aux mains d’un gang empoisonné au polonium. Sur l’équipage plane une conspiration insondable, et la promesse inquiète de rejoindre, au bout du voyage, la rive du « Nowhereland ». Dharma Guns, il y a six ans, avait pu faire redouter de voir finalement les rêveries d’Ossang figées en un cabinet de curiosité un peu trop prévisible. 9 doigts, qu’il annonce (faut-il y croire ?) comme son dernier film, retrouve comme jamais le goût de l’exploration. C’est probablement le plus beau du cinéma d’Ossang, cette manière de traiter comme une géographie concrète son territoire de songes. Scandé par de vraies fulgurances de montage, 9 doigts dérive au gré de fondus au noir qui font l’effet chaque fois de paupières rabattues sur un rêve d’enfant. Rêve sombre mais surtout très joueur, petit monde où jouer au cinéma et à la métaphysique, fantasme de Peter Pan punk – le Nowhereland est un autre Neverland.

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L’Affaire des Divisions Morituri, photo de Gérard Courant

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9 Doigts a l’Etrange Festival

9 DOIGTS de F.J. OSSANG (NB, 99′, France-Portugal 2017)
en Compétition et en Première Française en Septembre
au 23° ETRANGE FESTIVAL

du 06 au 17 septembre 2017 au forum des images

Présentation officielle du film le 16 septembre  19h45 avec l’équipe au complet !

plus d’infos ici

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Liberation sur 9 Doigts

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«On pourrait exploser un monde après l’autre», remarque un personnage de 9 Doigts, de F.J. Ossang – qui a reçu samedi au festival de Locarno le prix de la meilleure réalisation. La matière dangereuse que transporte sa bande de gangsters en noir et blanc, sur un cargo à la dérive à travers un archipel fantôme nommé Nowhereland, n’est peut-être qu’un pur prétexte donné à la fiction : un morceau de fantaisie radioactive circulant entre les mains de ses pantins de celluloïd. Elle n’en fait pas moins des ravages, troue le film et nous perce la tête, confond les temps, brouille les trajectoires, menace de nous faire disparaître les uns après les autres. Un péril guette, dont personne n’est exempté : personnages, acteurs, spectateurs, cinéaste et jusqu’au film lui-même, à mesure que vacillent tous les garde-fous qui séparaient la salle de l’écran, le bateau des vagues, et notre monde d’un autre, plus inquiétant encore.

«9 Doigts» de F.J. Ossang. Photo Capricci Films

«All my fucking friends are fucking dead», rugit l’ultime morceau du punk Ossang sur le générique de fin. Le 70e festival de Locarno n’était pas placé pour rien sous le signe de Jacques Tourneur, à travers une rétrospective qui devait contaminer tous les autres films présentés sur ses rivages tessinois, occuper les conversations, agiter les esprits et les corps. L’œuvre de Tourneur, astre obscur étendant son ombre sur une bonne partie du cinéma contemporain, sous forme d’influence directe ou plus secrète, offre à notre époque (comme aux précédentes) tout ce dont elle a besoin pour se voir, c’est-à-dire pour s’inquiéter et s’horrifier d’elle-même. Dans un célèbre entretien de 1966 qui aura marqué des générations de cinéastes, Tourneur en donnait lui-même la clé, en des termes où le fantastique et le politique devenaient confondus, identiques : «Je suis absolument sûr qu’il existe deux ou trois mondes parallèles qui sont là et qui ont des vibrations différentes. Le passé est là et le futur est là. Nous, les vivants, dans le monde d’aujourd’hui, nous parlons des minorités, des Noirs, des juifs, mais les morts, l’armée des morts, combien sont-ils depuis que le monde existe ? Nous sommes une minorité infime à côté d’eux. Et si cette armée des morts pouvait se mettre en rapport avec nous, elle pourrait nous être très utile.»

 

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Prix de la mise en scène pour Ossang et 9 Doigts a Locarno !

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Best Direction: F.J. Ossang for 9 Doigts

“Cinema is life dreaming about reality”, director F.J. Ossang said during the press conference of 9 Doigts in Locarno. Spending his life between Toulouse and Paris, Ossang is a real multimedia artist,  active in the fields of literature, music and of course, cinema. “I try to surprise myself and drive into unknown territories”, he said, and the surprise for the Locarno Festival audiences was 9 Doigts, a mix of old and new suggestions in a noir trance, a road movie between France and Portugal,  picking elements of classic cinema and graphic novels. The fifth feature length film for Ossang – but there have been also several short films, including Silencio, which won the prix Jean-Vigo in 2007, with music from Throbbing Gristle – arrived in competition with a clear idea of what a film should bring to the public.
The former leader of the punk band DDP («De la Destruction Pure») and student of prestigious Paris film school IDHEC has joined many illustrious colleagues in the Locarno palmarès.

Massimo Benvegnú
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les Inrocks a Locarno parlent d’Ossang

source Les Inrocks

F.J. Ossang, notre cinéaste punk culte, fait toujours à peu près le même film et pourtant ses films ne ressemblent pas. Un cinéma lui aussi plein de références, peut-être plus évidemment littéraires. Citons-en quelques-unes (nous en oublions beaucoup) :  Edgar P. Jacobs, Fritz Lang, Hugo Pratt, Conrad, Murnau, Lautréamont (cité dans le film), Melville (Herman), Kafka voire Startrek… Dans un noir et blanc superbe, Ossang nous raconte une histoire romanesque et folle à souhait, très mystérieuse et surtout très improbable (entre film noir ésotérique, film d’aventure surnaturel et roman de science fiction complotiste à deux balles…), qui va nous amener sur un cargo de nuit dont les passagers vont bientôt être victimes d’un mal inconnu… Aux acteurs fidèles d’Ossang (son actrice-fétiche Elvire, l’acteur portugais oliveirien par excellence Diogo Doria…) viennent s’adjoindre de nouveaux venus classieux : Gaspard Ulliel, Pascal Greggory, Paul Hamy (L’ornithologue de Joao Pedro Rodriguez), Damien Bonnard (vu dans Rester vertical d’Alain Guiraudie) totalement sublimés et souvent méconnaissables. C’est drolatique, c’est déchirant, c’est foudingue, c’est Ossang.

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Telerama parle (en bien) de 9 Doigts !

Source telerama.fr

Frederic Strauss

L’expérimentation maîtrisée de F.J. Osssang

Depuis L’Affaire des divisions Morituri (1985) et Le Trésor des îles chiennes (1990), cet écrivain-réalisateur est un phénomène de curiosité. Rock et résolument incorruptible. Avec 9 Doigts, présenté en compétition à Locarno, Ossang a arraché au cinéma d’aujourd’hui, plutôt très frileux dans ses investissements, un nouveau trip en 35 mm et en noir et blanc, superbe et mystérieux. C’est l’aventure radicale, dans le sillage d’un homme qui a une gueule de poète et se nomme Magloire. Après un casse qui a mal tourné, il se retrouve sur un cargo avec des malfrats irradiés, trafiquants de polonium. A l’horizon, le rêve d’un hypothétique Eldorado laisse place aux contours incertains de Nowhereland, le pays qui n’existe pas… « Ne pas comprendre, c’est la clé ! », dit un des voyageurs. Le spectateur aussi doit larguer les amarres pour goûter ce film qui ressemble à une bande dessinée du genre Bob Morane, transfigurée par un esthète du temps du cinéma muet. Au cœur de cette expérimentation très maîtrisée, les acteurs naviguent brillamment entre délire et classicisme.

Pascal Greggory (à gauche) est intrépide. Et Paul Hamy (à droite), qu'on a vu dans L'Ornithologue de João Pedro Rodriguez, donne au personnage de Magloire une telle aura romantique qu'il en devient comme un mirage.

Dans le rôle d’un médecin qu’on fait monter à bord, Gaspard Ulliel est un pur visage, fantomatique et fascinant. En chef de gang intellectuel, drapé dans un incroyable manteau de fourrure blanc, Pascal Greggory est intrépide. Et Paul Hamy, qu’on a vu dans L’Ornithologue de João Pedro Rodriguez, donne au personnage de Magloire une telle aura romantique qu’il en devient comme un mirage. Ossang a de sacrées visions.

 

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Trailer 9 Doigts

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