Dharma Guns : chronique de Telerama

C’est nettement plus hate and war que peace and love. Ossang a le punk dans le sang et continue de le transmettre à l’image, aujourd’hui comme à l’époque de ses débuts séditieux : L’Affaire des Divisions Morituri, dans les années 1980… Sur une île mystérieuse, balayée par le vent et menacée par une invasion de zombies, un homme entre en contact avec une société secrète, en même temps qu’il tente de recouvrer sa mémoire défaillante… L’intrigue est volontairement nébuleuse. Il s’agit moins de sens que de sensations, voire de désensibilisation : le héros sert de cobaye médical. Fièvre, vitesse, noir et blanc expressionniste : un parfum de moderne suranné (BD et new wave eighties) plane sur cette SF d’espionnage, manifestement réalisée avec les moyens du bord. Le casting est inégal : Guy McKnight, qui fait ici l’acteur, est moins performant qu’avec son groupe de psycho-billy (The Eighties Matchbox B-Line Disaster). Mais les décors spartiates et l’ambiance post-apocalyptique sont parfaits. A même de toucher un public ciblé, conquis d’avance, surtout lorsque jaillit Taboo, lave musicale des hérétiques Cramps.

Jacques Morice

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